La rentrée est faite

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Jeudi 15, Philippe en pleine action. Photothèque Rouge / JMB

C’est sûr. Après l’université d’été du NPA et la fête de l’Humanité, l’agenda du candidat du NPA commence à se remplir...

Ainsi mercredi 14 septembre, Philippe est allé à Chambéry apporter le soutien du NPA à l’inspectrice du travail Laura Pfeiffer (voir en page 12). Au côté de quelques (trop rares) « personnalités », il y a pris la parole, et a, comme toujours, eu de nombreux échanges avec des militantEs syndicaux, en particulier de la CGT et de Sud, ainsi qu’avec des militants communistes de Savoie. Toujours très fraternelles, les discussions ont porté sur la situation sociale qui semble difficile en cette rentrée, le rassemblement de solidarité avec Laura étant ce jour-là plus faible que le précédent. Mais plutôt que de la démoralisation ou de la résignation, c’est bel et bien le ras-le-bol qui s’exprime, une véritable colère accompagnée d’un malaise concernant la perspective électorale, malgré quelques gestes de sympathie envers notre candidature... Et surtout la conviction que ce sont nos mobilisations qui peuvent changer les choses.

Le lendemain, jeudi 15 septembre, Philippe était en grève et a participé à la manifestation parisienne, goûtant ainsi au doux parfum des lacrymos policières sur le point fixe du NPA... Une manifestation qui, au fil des réflexions des militantEs du mouvement et des réactions de sympathie envers le NPA et sa candidature, donne plutôt confiance : malgré des difficultés certaines pour relancer le mouvement en cette rentrée, est bien présent le refus de se résigner à la défaite... Bref de l’espoir malgré tout.

Contrastes...

La veille au soir, ce n’est pas dans la rue mais sur le plateau d’iTélé que Philippe a eu droit à un échange un peu plus « sportif ». D’abord des questions sur la lutte contre le terrorisme autour de l’affaire des jeunes djihadistes arrêtés et des « centres de déradicalisation ». Si peu d’espace et de temps pour parler d’un problème complexe, entre – ici – absence de perspectives, chômage, et discriminations, et – là-bas – la misère, les dictatures et fondamentalismes réactionnaires, les bombes impérialistes... Puis les éternelles interrogations sur la division à gauche pour 2017 : serions-nous insensibles à la victoire de la droite ou de l’extrême droite ? À quoi peuvent bien servir nos 1 % annoncés ? Avec en retour des explications du candidat sur le fait que nous ne sommes pas de la même famille que Hollande et cie, que notre courant politique défend d’autres perspectives, et que notre légitimité à être candidat, on la tire aussi du fait que nous, nous ne sommes pas là pour aider à reconstruire une « gauche » qui ment et qui trahit à chacun de ses passages au pouvoir.. Au-delà de cette première interview de rentrée, il y a le réapprentissage nécessaire des rendez-vous médiatiques : y faire entendre une autre voix, la nôtre, face à des journalistes qui peuvent se complaire dans un rôle de « chien de garde »...

Heureusement, au boulot, dans l’usine de Blanquefort, c’est une autre réalité, même si le travail militant ne reste pas facile. L’expert économique demandé par les élus du CE a sans surprise confirmé que la stratégie de Ford mène l’usine droit dans le mur, sans activité assurée après 2019, avec un personnel vieillissant, des départs en retraite sans recrutement de jeunes, sans formation. Du coup, bien des doutes et de la morosité dans les têtes, alors que pourtant Ford fait des profits et aurait donc les moyens d’investir, de développer l’activité... Un travail de conviction qui reste donc à faire... mais qui n’est pas plus compliqué que d’affronter un journaliste !

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