Philippe Poutou à l’écoute des syndicalistes essonniens

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Philippe Poutou en pleine discussion avec les ouvriers du 91. (JM/EI)

Publié par Essonne Infos. L’élection présidentielle approche à grand pas. Les candidats réunissent peu à peu leurs 500 signatures pour être officiellement dans la course. Philippe Poutou, le candidat anticapitaliste est venu ce lundi à Evry pour écouter les syndicalistes essonniens et leur présenter son programme. 

Anticapitaliste, anticonformiste, Philippe Poutou, qu’on adhère ou pas c’est un candidat qui a du panache et des idées ! Ouvrier chez Ford, il s’était présenté à la présidentielle de 2012 avec le parti NPA (nouveau parti anticapitaliste). Il avait réuni 1,15% des voix et avait surtout réussi à faire entendre la sienne.
Cette année il revient, du moins il espère revenir, car les 500 signatures des maires sont difficiles à obtenir, pour l’instant le NPA en a 200. Même si la situation est « galère » selon lui, « le but c’est d’y arriver et de remobiliser nos troupes ».

C’est pour cette raison que Philippe Poutou était présent ce lundi soir à Evry dans la mairie annexe pour une réunion avec les ouvriers essonniens. Une quarantaine de personnes étaient présentes pour écouter les idées et comprendre les enjeux de la future élection. Parmi eux, trois syndicalistes qui ont dressé un tableau des conditions de travail dans leur société.

Ibrahima Dia, syndicaliste de Sud-Santé, a exprimé sa crainte face au programme de François Fillon, « il va supprimer des postes et c’est déjà très délicat dans le domaine de la santé, même si la résistance permet d’avoir un peu d’espoir ». Angelique Grosmaire, syndicaliste à la Poste a dénoncé les méthodes de sa direction qui « veut se débarrasser de son personnel même si la Poste n’est pas à plaindre avec son chiffre d’affaire de 23 milliards d’euros. De l’argent il y en a mais dans les poches de notre patronat ».

Anti-patrons

Florent Grimaldi, syndicaliste pour Renault, a exprimé sa colère face à l’incohérence de Carlos Ghosn, le président de l’entreprise qui gagne 15 millions d’euros par an, « même la droite a été choquée par ce chiffre, c’est dire s’il va loin ! », et pourtant il y a 30% de travailleurs en moins. « C’est une course à la rentabilité, une soif de profit » déclare-t-il. Pour ces trois syndicalistes, la candidature de Philippe Poutou est importante, « on doit faire en sorte qu’il puisse se présenter ».

Car oui, pour l’instant sa candidature n’est pas officielle tant que tout les parrainages n’ont pas été trouvés. L’anticapitaliste n’a pas pour objectif de devenir Président, mais de faire entendre ses idées et celles des ouvriers de France. « Nous voulons faire entendre autre chose, on veut réduire le temps de travail pour que tout le monde puisse travailler, ouvrir nos portes aux migrants car si les capitaux peuvent circuler pourquoi pas les personnes qui sont dans le besoin »exprime-t-il pour que la société soit solidaire. Pour lui, les politiques sont tous les mêmes, et sachant qu’il était dans le fief de Manuel Valls il n’a pas résister à quelques dédicaces : « Il se rend compte que le 49–3 n’est pas démocratique après l’avoir utiliser trois fois ».

Un message bien reçu par les Evryens qui ont beaucoup réagi après la réunion en racontant leurs anecdotes et leurs conseils à leur candidat. Pour le soutenir, certains sont même prêts à démarcher les mairies du département pour obtenir les 500 signatures : « j’ai une voiture, je viens d’Evry et je suis prête à partir sillonner les routes du 91″ a affirmé une jeune femme. Pour Philippe Poutou, la campagne ne fait que commencer !