Poutou à Angoulême: “La campagne doit nous servir à préparer les luttes sociales à venir”

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Renaud Joubert

Par charentelibre.fr, publié le 19 janvier 2017, modifié le 20 janvier 2017.

Ils étaient une grosse poignée, jeudi soir, à Rives de Charente, à Angoulême pour écouter Philippe Poutou. Le candidat NPA est habitué aux petites jauges. «Je ne suis ni Macron ni Mélenchon», sourit celui qui avait fait 1,15% des voix en 2012.

Aujourd’hui, son principal objectif est de gagner sa place au premier tour. «On a 200 signatures. On est très en retard comparé à il y a 5 ans. Mais on a encore huit semaines pour y arriver». Jeudi soir, en Charente, il en recueilli quatre de plus.

L’ouvrier de l’usine Ford à Blanquefort ne le cache pas. «Je ne rêve pas du poste de président. Mais nous avons envie d’aller dans cette campagne pour poser la question du pouvoir». Les forts contre les faibles. Les médiatiques contre les militants de terrain. «On sort d’une dure lutte contre la loi travail, les médias auraient pu trouver utile de nous donner la parole», regrette-t-il, sans amertume. Mais les primaires à droite, puis à gauche, les phénomènes Macron et Mélenchon prennent tout l’espace. «Ça ne nous aide pas à trouver des parrains».

Mais ça ne suffit pas à le décourager. A décourager les militants. «On ne fait pas de complexe. On est petit. On fait de petits scores. On se sent très fragile. Mais on est convaincu d’être légitime. La campagne doit nous servir à préparer les luttes sociales à venir. Que ce soit Fillon ou Macron, ou l’extrême droite, on devra avoir les capacités à stopper les attaques sociales». Sa prochaine lutte à lui, c’est lundi. L’usine où il travaille encore deux jours par semaine est en grève.