Présidentielle 2017 : Philippe Poutou à la peine pour trouver ses parrainages

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GEOFFROY VAN DER HASSELT - AFP

Le NPA n’a recueilli que 200 signatures d’élus sur les 500 nécessaires. Son candidat, Philippe Poutou, a lancé ce lundi un appel, au nom du respect de la « démocratie ».

Philippe Poutou à la peine pour la présidentielle. Le candidat du Nouveau parti anticapitaliste (NPA), en difficulté pour réunir ses 500 parrainages, a lancé ce lundi un appel aux élus et aux médias, au nom du respect de la « démocratie ». « On a déjà été candidat plusieurs fois et à chaque fois, il faut re-prouver notre légitimité », s'est-il désolé lors d'une conférence de presse, assurant n'avoir dans l'immédiat obtenu qu'à peine 200 signatures d'élus sur les 500 nécessaires.

Lors de la présidentielle de 2012, Philippe Poutou avait obtenu 1,2 % des suffrages. En 2002, Olivier Besancenot avait réalisé le meilleur score du NPA  : 4,2 %. Un chiffre qu'il avait quasiment renouvelé en 2007, avec 4,1 % des voix.

« On insiste sur l'aspect démocratique, s'il n'y a pas de voix anti-capitaliste dans la campagne, il manquera quelque chose », a renchéri Christine Poupin, une autre porte-parole du NPA. « Qui dira ce que portent les militants pour les migrants : la liberté de circulation et d'installation totale? » a-t-elle ajouté.

Les deux responsables ont critiqué les nouvelles règles présidant à ces parrainages d'élus : la liste intégrale des parrains est désormais publiée et les élus doivent envoyer eux-mêmes les formulaires de parrainages. « Entre le 24 février et le 17 mars, le délai est court, il faut que le papier ne finisse pas à la poubelle, qu'il soit bien tamponné, bien daté, bien envoyé », tâche qui était auparavant assurée par des militants, a décrit Christine Poupin.

Pas d'accord prévu avec Lutte ouvrière

Mais au-delà, elle a décrit des maires à qui « ça prend la tête ». « Ca fait reposer sur leurs épaules des choses qui ne sont pas leur problème, il y a le risque de se fâcher avec la communauté de communes, ou simplement leur conseil municipal », explique-t-elle, évoquant également des « poussées Front national » par endroits.

Les deux responsables ont également vivement regretté d'être si peu invités dans les médias. Philippe Poutou a assuré que depuis l'annonce de sa candidature en mars, les invitations dans les émissions politiques étaient « proches de zéro ». Il a fustigé le traitement réservé à l'inverse à  Emmanuel Macron qui « représente que dalle mais passe tous les jours à la télé ».

Interrogé sur un éventuel accord avec Nathalie Arthaud, candidate de Lutte ouvrière, il a reconnu que « c'est très difficile, la discussion n'a pas vraiment lieu » entre les deux partis d'extrême gauche. Vendredi, une vingtaine de personnalités dont l'écrivaine Annie Ernaux, le député écologiste Noël Mamère ou le réalisateur de « Merci Patron », François Ruffin, ont publié une tribune pour soutenir la demande de Philippe Poutou.