Ouverture des frontières !

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Hollande, Valls, Cazeneuve ont osé parler de la France comme d’une « terre d’accueil ». L’un des plus grands mensonges de ce gouvernement socialiste. Donald Trump veut construire un grand mur antimigrantEs à la frontière entre les États-Unis et le Mexique (qui existe déjà partiellement sur près de 900 km), mais c’est la France qui construit un mur de quatre mètres de haut à Calais, avec le financement de la Grande-Bretagne.

Partout dans le monde on construit des murs et des barbelés ; la Méditerranée se transforme en cimetière avec 10 000 noyéEs depuis le début de 2014. 

En 2015, la planète comptait 65 millions de déracinéEs qui fuient les dictatures, les guerres, la misère et les conséquences du dérèglement climatique… pour lesquelles les grandes puissances occidentales et leurs multinationales, à commencer par la France, ont des responsabilités écrasantes. Parmi ces déracinéEs, 40 millions sont restés dans leur pays. On les appelle « déplacéEs internes ». Et sur les quelque 24 millions restants, seuls trois millions ont demandé l’asile dans un pays riche. La presque totalité des 21 millions restants sont hébergés dans des pays « à faible ou moyen revenu ». C’est ainsi que l’Europe a accueilli 1,3 million de demandeurs d’asile en 2015, tandis que la Turquie à elle seule hébergeait 2,7 millions de SyrienNEs (le double), et le Liban 1,6 million, soit le quart de sa population, la Jordanie plus de 600 000… Quant au gouvernement français, il annonçait l’an dernier bien vouloir en accueillir 24 000, mais en deux ans ! Et on nous explique que notre pays de 65 millions d’habitantEs serait submergé !

Derrière un pseudo discours humanitaire, le démantèlement de la « Jungle » de Calais et des campements parisiens a permis à Valls et Cazeneuve de disperser les migrantEs dans les lieux les plus improbables du pays, cassant au passage les liens de solidarité tissés dans ces campements. L’accueil dans les CAO (les Centres d’accueil et d’orientation) sera très provisoire. Ce sont en fait des centres de triage qui conduisent bon nombre de réfugiés à être expulsés du territoire français.

Barrières, dispositifs de surveillance, gardiens, centres de tri et de rétention, les grandes puissances sont prêtes à dépenser des millions pour empêcher les migrantEs de se réfugier en Europe. Nous considérons au contraire que nous avons les mêmes intérêts que les travailleurEs du monde entier. Nous voulons la liberté de circulation et d’installation, une citoyenneté de résidence, c’est-à-dire l’égalité des droits complète dès que quelqu’un arrive sur le territoire.