Droits des femmes

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Après les attaques contre le droit à l’avortement en ­Espagne puis en Pologne, les propos de Trump aux USA et de Fillon en France nous rappellent que les droits des femmes et en particulier l’IVG ne sont jamais définitivement acquis. Contre les fermetures de centres IVG et de maternités, contre les politiques d’austérité et les réactionnaires, nous nous sommes battuEs dans l’unité, de Tenon à Lyon, des Lilas à Toulouse en passant par Grenoble…

Le combat des femmes est un combat de chaque jour parce que le système capitaliste et patriarcal nous opprime dans toutes les dimensions de la vie. Au travail, ce sont des salaires féminins de 27 % inférieurs à ceux des hommes, la précarité et les temps partiels imposés, le harcèlement, la destruction des services publics dont les femmes sont à la fois les principales salariées et usagères… À la maison, en France, en 2017, ce sont encore 80 % des tâches domestiques et 60 % des tâches parentales qui sont assumées gratuitement par les femmes. Le corps des femmes est placé sous contrôle, au service de la reproduction et du plaisir des hommes : trop habillées ou pas assez, étalées sur les panneaux publicitaires, contrôlées par une médecine dont les critères restent une norme hétérosexuelle et sexiste. Une femme sur 10 dans le monde est victime d’un viol au moins une fois dans sa vie ; en France une femme meurt tous les 2,5 jours sous les coups de son conjoint ou ex-conjoint ; les viols et les violences sont perpétrés par toutes les armées du monde (française au Rwanda par exemple) et sont utilisés comme arme de guerre en Syrie et au Congo entre autres… Les violences contre les femmes sont une dimension fondamentale du système de domination, sans laquelle il ne pourrait se maintenir.

Nous voulons :

• L’avortement et la contraception libres, gratuits et accessibles, des centres IVG et des maternités partout sur le territoire pour répondre aux besoins, l’allongement du délai légal de l’IVG à 24 semaines.

• L’égalité des salaires, la fin de la précarité, la réduction du temps de travail pour touTEs.

• Des moyens pour accueillir les femmes victimes de violences (logement, formation des personnels qui y sont confrontés…), la régularisation de touTEs les sans-­papiers, l’asile pour les femmes victimes de violences, l’accès immédiat aux soins pour toutEs.

• L’annulation des réformes néolibérales (Hirsch, Touraine, etc.) dans le domaine de la santé publique.

• L’abrogation des lois discriminant et stigmatisant les femmes musulmanes.

 Une éducation non sexiste.