Langues régionales

Nous sommes pour toutes les initiatives (françaises et/ou européennes) qui vont dans le sens de la défense des langues régionales, car nous sommes internationalistes : nous soutenons l'auto-détermination des peuples partout dans le monde, donc sur le territoire de l’État français aussi !

La République française a voulu étouffer les langues et les cultures sous un modèle unique pour asseoir la domination de l’État. Ce n'est pourtant pas à l’État de décider quelle langue doivent parler les gens, ni ce qu'ils doivent penser. La démocratie que nous voulons est à l'opposé : nous voulons une démocratie où chacun et chacune s’exprime. Les politiciens nationalistes en France sont les premiers à dénoncer la culture imposée par le capitalisme américain, mais les derniers à écouter les revendications en Breton ou en Créole.

En Bretagne, au Pays Basque, en Corse ou encore dans les DOM-TOM, la langue est un outil important pour bâtir la communauté de destin dont le peuple a besoin pour garantir sa survie, elle doit être préservée.

Les langues régionales doivent être préservées mais aussi développées : nous soutenons le développement du Breton et du Gallo comme nous soutenons les langues Corse, Basque, Occitane ou Créole !

Comme pour toutes les langues régionales, l'enseignement en breton doit être développé et soutenu par les pouvoirs publics, de la maternelle au supérieur. Concrètement, l’urgence c'est de soutenir le développement les écoles et collèges Diwan, associatifs, gratuits et laïques.

Nous sommes aussi pour une visibilité des langues immigrées là où elles sont parlées (cours de langues dans les collèges par exemple)

Concernant le découpage des régions, nous affirmons que les peuples et les travailleurs des différentes régions de France ont le droit de se déterminer librement pour un autre modèle institutionnel. Par exemple, les militants et militantes du NPA sont présents aux manifestations pour l'unité administrative de la Bretagne et contre la répression des militants bretons.