L’appropriation sociale des secteurs clés de l’économie

La crise du capitalisme ouverte en 2008 n’en finit pas de produire ses effets, de rebondir. En Europe les classes dirigeantes y ont toutes apporté la même réponse : la baisse du « coût du travail », c’est-à-dire des salaires directs et indirects, et la fermeture des entreprises jugées non compétitives, avec des suppressions massives d’emplois. Malgré cela, aucune véritable sortie de crise n’est en vue pour le capitalisme français, et la plupart des candidatEs à cette élection présidentielle ne proposent rien d’autre que d’aggraver la cure d’austérité que nous avons connue ces dernières années.

Nous refusons de payer leur crise. Elle est due à l’absurdité d’un système où le profit commande la production et l’investissement. Les classes populaires n’en sont pas responsables mais en subissent les conséquences. Il est donc urgent de retirer aux capitalistes leur pouvoir de nuisance, d’avancer vers une planification démocratique de l’économie.

Pour cela le NPA propose la réquisition, sans indemnité ni rachat, pour l’appropriation sociale des secteurs clés de l’économie sous le contrôle des travailleurEs et de la population. Les banques seront fusionnées pour constituer un monopole public du crédit, mettant ainsi un coup d’arrêt à la spéculation et nous permettant d’orienter les richesses et l’investissement vers les projets socialement utiles. Les grandes entreprises de l’énergie, du transport, de la communication et les secteurs clés de l’industrie (pharmaceutique, pour une réelle gratuité des soins, par exemple) seront réquisitionnées. Ces activités doivent sortir des logiques marchandes, parce qu’elles sont vitales pour la population mais aussi parce que c’est une conition indispensable pour répondre à la crise climatique. Cela vise enfin les entreprises qui licencient. Si les patrons ne sont pas capables de maintenir les emplois, qu’ils s’en aillent !