Logement

Copyright :
Photothèque Rouge / MILO

Les gouvernements Hollande se sont moulés dans la politique engagée par leurs prédécesseurs, celle de la rénovation urbaine (ANRU) : Leur objectif n’est pas de répondre au manque de logements mais de casser les concentrations populaires, répartir les populations pauvres pour faire disparaître leurs revendications. Chaque opération de rénovation s’accompagne de destruction de logements qui souvent auraient pu être rénovés. Et les nouveaux logements ne s’adressent pas aux habitantEs des anciens immeubles qui sont obligés d’aller voir plus loin, ailleurs, pour se loger.

Dans les grands centres urbains, en particulier en Ile-de-France, la situation est dramatique : 16 millions de personnes sont en situation de mal-logement : 4 millions sont sans-abri, mal logées ou sans logement personnel, 12,1 millions sont touchées par la crise du logement (loyers excessifs, précarité énergétique, surpeuplement…), et la police exécute plus de 14 000 expulsions locatives par an ! Pour 6 millions d’entre nous, le loyer représente plus de 35 % des dépenses mensuelles. 

Il existe 2,6 millions de logements vides, soit 40 % de plus qu’il y a dix ans, sans parler des bâtiments vides. La plupart sont possédés par des grandes entreprises et investisseurs immobiliers gagnant des millions d’euros grâce à la spéculation immobilière. Il serait simple de régler définitivement la question des sans-abris en les relogeant dans des habitations dignes de ce nom : il suffirait d’appliquer la loi et de réquisitionner tous ces bâtiments vides existant uniquement pour se faire du fric !

Nous revendiquons :

υ La réquisition des logements et immeubles de bureaux inoccupés depuis deux ans grâce par la stricte application de la loi.

• La construction de 200 000 logements sociaux par an.

• L’arrêt des ventes de logements HLM et la renationalisation des sociétés HLM.

• Le blocage des loyers, pour aller vers des loyers ne devant pas dépasser 20 % du revenu.

• L’augmentation du budget public consacré au logement, le renforcement du rôle de l’État et la remise en cause des décentralisations passées et à venir, notamment pour permettre la réhabilitation et la défense du logement social. 

• Le contrôle par la population des besoins, des constructions, des attributions.

Enfin toute politique du logement doit inclure un plan de réhabilitation et d’isolation de l’existant, le remplacement et la disparition progressive du chauffage électrique, un plan de construction par un service public de logements sobres et accessibles.