Ni nucléaire ni effet de serre : un service public de l’énergie décentralisé sous le contrôle des travailleurEs et usagerEs

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Opposés à la fois au rafistolage des centrales nucléaires vieillissantes et à la fuite en avant de l’EPR, conscients de l’urgence climatique qui impose d’en finir avec le pétrole, le charbon et le gaz, nous proposons un plan pour aboutir à 100 % d’énergies renouvelables en 2050, qui combine arrêt du nucléaire, arrêt de la construction de l’EPR à Flamanville, fermeture immédiate de tous les réacteurs de plus de trente ans, abandon des projets d’enfouissement des déchets radioactifs de haute activité et sortie des énergies fossiles.

Cette politique volontariste implique l’expropriation des groupes privés et la création d’un service public unifié de l’énergie, avec de véritables efforts de planification. Cela implique notamment la reconversion des travailleurEs des secteurs du gaz, du pétrole, du nucléaire, dont le savoir-faire sera indispensable pour s’orienter vers des productions d’énergie décentralisées et accessibles à touTEs, moins dangereuses, moins polluantes. Un défi enthousiasmant à relever : utilité sociale et respect de la planète !

L’énergie la plus propre est celle qui n’est pas consommée : nous exigeons l’arrêt des productions inutiles et dangereuses, dont l’armement, avec la reconversion des travailleurEs de ces secteurs, l’interdiction de la publicité énergivore et créatrice de faux besoins, la fin de l’obsolescence programmée avec des produits durables, réparables et recyclables.

Sobriété et efficacité énergétiques sont indispensables, tout en refusant la précarité énergétique : les premiers kWh indispensables doivent être rendus gratuits.