Palestine

1. Considérez-vous que l'occupation et la colonisation des territoires palestiniens, tout comme le blocus depuis 10 ans de la Bande de Gaza, constituent des obstacles majeurs à la paix ?

Bien entendu. La politique de l’État d’Israël, faite d’expansion territoriale, de dépossession et d’enfermement des Palestiniens, est contradictoire avec toute idée de « paix ». C’est une guerre coloniale qui est menée contre le peuple palestinien, fondée sur la négation de leurs droits nationaux (et du droit international). La « paix » ne sera possible que lorsque les droits des Palestiniens seront satisfaits : cela implique de renverser la tendance actuelle et de s’opposer à toutes les illusions générées par le soi-disant « processus de paix » qui n’est que la poursuite de la guerre coloniale par d’autres moyens.

2. Reconnaissez-vous au peuple palestinien le droit de revendiquer la fin de l’occupation et de la colonisation, le démantèlement du Mur et la levée du blocus de Gaza, l’égalité des droits des Palestinien-ne-s d’Israël et le droit au retour des réfugié-e-s palestinien- ne-s, conformément à la résolution 194 du Conseil de Sécurité de l'ONU ?

Oui ! Et nous ne sommes pas les seul-e-s... Ces revendications sont non seulement légitimes, mais elle sont qui plus est consacrées et reconnues par le droit international. Ce sont ceux qui les contestent ou les combattent qui sont hors-la-loi !

3. Êtes-vous d’accord pour estimer, comme Mme Federica Mogherini, représentante de l’Union Européenne pour la politique internationale, que le mouvement BDS relève de la liberté d’expression contre un État et ses représentant-e-s qui ne respectent pas le droit international et les droits humains universels ?

Tout à fait ! Critiquer un État qui méprise le droit international et les droits des peuples est parfaitement légitime, et le mouvement BDS se contente de revendiquer l’application des droits nationaux du peuple palestinien. Exiger des sanctions contre Israël relève également de la liberté d’expression : c’est une revendication politique de bon sens.

4. Choisirez-vous de défendre cette liberté d’expression et le droit des citoyen-ne-s d’appeler au boycott, en décidant l’abrogation des circulaires Alliot-Marie et Mercier qui demandent aux procureurs de poursuivre les militant-e-s en justice ?

Oui. Ces dispositifs qui criminalisent le mouvement BDS sont une honte pour ceux qui les ont mis en place. C’est le monde à l’envers : on poursuit en justice ce qui demandent... la justice et l’application du droit, et on se refuse à adopter des sanctions contre un État qui bafoue le droit.

5. Que ferez-vous pour contraindre Israël à respecter les droits du peuple palestinien, le droit international et les résolutions de l’ONU ?

Il semble évident qu’Israël ne comprend rien d’autre que le rapport de forces. Les « négociations » mises en scène depuis 25 ans le démontrent amplement. Il s’agit donc aujourd’hui de développer des mécanismes contraignants : sanctions économiques, embargo sur les armes, rupture des relations diplomatiques, suspension de l’accord UE-Israël, exigence du remboursement des infrastructures financées par l’UE et détruites par Israël (comme 

l’aéroport de Gaza), exclusion d’Israël des fédérations et compétitions sportives internationales, etc. Dans le même temps, nous devons apporter un soutien concret aux Palestiniens qui tentent malgré tout de continuer à vivre dignement.

6. Vous engagez-vous à mettre en place des sanctions contre l’État israélien comme l’embargo sur les armes, et à intervenir pour que l’Union Européenne décide la suspension de l’accord d’association UE-Israël ?

Oui. (voir réponse précédente)