Réponses à 4 enjeux féminins majeurs

Réponses à aufeminin.com

 

1. Le gouvernement doit-il intensifier ses mesures pour lutter contre le harcèlement (sexuel, de rue, etc.)


Pour lutter contre le harcèlement, il faut commencer par donner les moyens d’une éducation non sexiste, qui enseigne le respect de chacun-e. L’ensemble des personnels enseignants doivent donc être spécifiquement formés sur ce sujet.
Il faut également former tous les personnels (justice, police, santé...) qui sont en contact avec les femmes victimes de harcèlement pour qu’elles puissent être prise en charge correctement.
Enfin il faut obliger les entreprises à lutter vraiment contre le harcèlement en les condamnant lourdement lorsqu’elles ne prennent pas de mesures.

2. Etes-vous pour la création d’un congé paternité aligné sur celui de la mère pour faciliter le retour à l'emploi ?

Oui nous sommes favorables à un congé paternité aligné sur le congé maternité et à l’allongement de ceux-ci. Cela doit également permettre une prise en charge plus équilibrée des enfants et des tâches domestiques. Ces congés doivent être rémunérés à 100%.

Il faut aussi réduire le temps de travail à maximum 32h pour que les parents puissent à parts égales s’occuper de leurs enfants, des tâches ménagères et avoir du temps pour elles/eux ! 

3. Faut-il des quotas contre les inégalités et pour une part égale hommes- femmes dans le monde professionnel?

 Quelles sont vos solutions ?
Il faut condamner lourdement les entreprises qui discriminent à l’embauche, dans les carrières et au niveau des rémunérations, ce qui est le cas de la très grande majorité des entreprises.
Pour que les femmes et les hommes puissent travailler à égalité, la réduction du temps de travail est aussi une nécessité pour que les unes ne sacrifient pas leur carrière pour assurer la gestion de la maison et permettre à leur conjoint, lui, de faire carrière.
Il faut revaloriser les métiers féminisés notamment en revalorisant les salaires (infirmières, assistantes maternelles, aides-soignantes, sages-femmes, femmes de ménage...)

4. Actuellement le délai de prescription d’un viol est de 20 ans. Faut-il rendre imprescriptibles les crimes sexuels ? Etes-vous du même avis, et pourquoi ? Oui car les victimes peuvent mettre plusieurs dizaines d’années à se souvenir des faits et parce que le processus judiciaire peut être un élément important de la reconstruction des victimes. 

 

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