Transports

Copyright :
Photothèque Rouge / MILO

Les politiques mises en place pour le transport lors des dernières décennies ont accéléré la privatisation et la ségrégation sociale. Par exemple, le train autrefois transport populaire devient, avec le TGV, un transport de riches quand les plus pauvres doivent se contenter des « bus Macron ».

Le service public de transport disparaît progressivement des territoires les plus fragiles tels que les zones rurales ou territoires périurbains, rendant les populations de ces territoires dépendants d’une voiture chère, polluante et bannie des zones aisées des centres-villes.

Enfin, nombre de grands projets destructeurs, inutiles pour les populations auxquelles ils sont imposés concernent les transports : à Notre-Dame-des-Landes un aéroport, ailleurs des autoroutes, échangeurs, ou encore des lignes à grande vitesse… Dans tous les cas ce sont des hectares de terres agricoles, la biodiversité, des emplois durables qui sont sacrifiés sur l’autel du profit des bétonneurs, Vinci et Cie. 

Le droit à la mobilité doit donc être repensé pour que chacunE, quels que soient ses revenus et son lieu de résidence, puisse avoir accès à des transports performants, peu coûteux et peu polluants.

Afin de répondre à l’urgence sociale et écologique, il est donc nécessaire de :

• Reprendre les autoroutes aux groupes capitalistes, sans indemnité ni rachat. 

• Réduire le transport des marchandises, en  finir avec le juste-à-temps et les stocks roulant, arrêter de transporter tout et n’importe quoi pour mettre les salariéEs en concurrence, rapprocher les lieux de production et de consommation. Favoriser le transport des marchandises par rail et fluvial.

• Généraliser la gratuité des transports publics, retisser un réseau de transport public performant dans les zones rurales, décloisonner les quartiers pauvres des villes.

• Réduire les distances entre habitat, emplois et services.

• Réduire la place de la voiture, développer la pratique du vélo et de la marche sur l’ensemble des territoires et pas seulement dans les centres-villes.