Consommation

Étiquettes

1. TOXIQUES. Régulièrement, des analyses réalisées par «60 millions de consommateurs»démontrent la présence de substances soupçonnées d’être des perturbateurs endocriniens dans des produits d’usage courant : cosmétiques, couches pour bébé, produits d’entretien... Le plus souvent, les substances en cause restent autorisées par la réglementation alors qu’elles pourraient favoriser l’infertilité et des maladies comme le diabète. Envisagez-vous des mesures pour limiter l’exposition des consommateurs aux perturbateurs endocriniens ?

Bien évidemment ! D’une part toutes les substances chimiques doivent être évaluées de manière réellement indépendante et d’autre part toutes les substances dangereuses pour la santé humaine, dont évidemment les perturbateurs endocriniens, doivent être interdites. Il ne s’agit donc pas de limiter l’exposition des consommateurs mais d’empêcher tout notre environnement d’être contaminé par ces substances.

2. OBSOLESCENCE. Dans les secteurs de l’électroménager, de l’informatique, de la téléphonie ou de l’image et du son, les consommateurs sont confrontés à une accélération de la rotation des produits. Certains appareils sont inutilisables en raison d’une incompatibilité avec de nouveaux services, d’autres tombent en panne juste après la fin de la garantie et sont techniquement ou économiquement impossibles à réparer. Une évolution dommageable pour l’environnement.

Comment peut-on, selon vous, réduire l’obsolescence des produits ?

Plusieurs pistes.
• Obliger les entreprises à réparer ou permettre la réparation des produits qu’elles vendent pendant une durée qui dépend de la nature des produits.
• Les obliger à garder des stocks de pièces de rechange.
• En cas de manquement les obliger à remplacer le « vieux » par du « neuf ».
• Interdire la publicité dont le seul but est d’inciter les consommateurs à changer des objets qui fonctionnent parfaitement.
• Obliger les entreprises à provisionner le coût de la réparation des produits qu’elles vendent. •Dans notre projet de société écosocialiste, les productions se feront en fonction de leur utilité sociale. Nous préconisons la création d’ateliers de réparation des appareils.

3. DIESEL. La France ne respecte toujours pas les normes de pollution de l’air au dioxyde d’azote (NO2). Elle fait l’objetd’un nouvel avertissement de la Commissioneuropéenne. Notre pays connaît par ailleurs de nombreux épisodes d’alertes sur la qualité de l’air. Les transports, et notamment les moteurs Diesel, sont pointés du doigt.

Quelles mesures permettraient de réduire la pollution automobile ? 

- Réduire l’utilisation des véhicules individuels en favorisant les transports en commun par leur gratuité et en améliorant l’offre de transport public. La voiture électrique n’est pour nous pas la réponse adaptée (75% électricité nucléaire en France). Elle ne peut être généralisée sans graves dommages à l'environnement. Développer les modes « à pied » et « en vélo » en milieux urbains.

-Interdire les « gros » véhicules, par définition les plus polluants tout au long de leur vie.

4. ÉCONOMIES D’ÉNERGIE. Face à l’inévitable hausse, à moyen terme, du coût des énergies, l’intérêt de la rénovation énergétique des logements semble faire l’unanimité. Mais le mouvement peine à décoller. Les ménages, pourtant confrontés à des factures de chauffage en augmentation, rencontrent des difficultés pour financer les travaux, trouver des professionnels compétents, voire éviter les arnaques.

Que proposez-vous pour faciliter la rénovation énergétique des logements ?

Tous les gouvernements se sont attachés à donner des aides aux propriétaires. Nous prônons un service public du logement dans lequel tous les logements seront rénovés avec une priorité avec les actuels laissés pour compte, c’est-à-dire les locataires.

5. (MAL)BOUFFE. Produits trop gras, trop salés, trop sucrés... Les analyses que mène régulièrement «60» montrent la piètre qualité nutritionnelle de nombreux aliments industriels. L’enjeu en matière de santé publique (diabète, maladies cardio- vasculaires, obésité) est réel.

Envisagez-vous des mesures pour améliorer la qualité nutritionnelle des produits proposés par les industriels ?

Nous refusons que l’agro-industrie fasse sa loi sur notre alimentation. Nous comptons la mettre au pas ainsi que ses acolytes, la grande distribution et la publicité. La transformation de notre agriculture majoritairement industrielle en agriculture bio permettra à chacun d’avoir accès à de la nourriture de qualité. La réduction drastique du temps de travail permettra à chacun de passer du temps à améliorer son alimentation.

6. ACCÈS AUX SOINS. Les tarifs des couronnes dentaires, des lunettes ou encore des prothèses auditives sont prohibitifs et mal remboursés par l’Assurance maladie. La prise en charge par les complémentaires santé est très variable selon les contrats, et peut laisser des montants élevés à la charge des assurés, comme «60» l’a montré à plusieurs reprises. De nombreux Français renoncent à ces soins.

Quelles mesures comptez-vous prendre pour faciliter la prise en charge des soins dentaires, d’optique et d’audioprothèses ?

Nous prônons la fin des complémentaires santé. C’est à la sécu (notre pot commun à tous et toutes financé par les cotisations sociales prises sur les salaires) de prendre en charge les frais de dentiste ou d’optique. Chacun doit pouvoir être soigné selon les besoins, et les soins dentaires ou ophtalmologiques en font évidemment partie. Et pour aller vers plus d'égalité nous voulons la gratuité intégrale des soins, en ville ou à l’hôpital, le remboursement à 100 % par la Sécurité sociale, et donc la suppression des assurances « complémentaires santé », le 

tiers payant intégral évitant toute avance de frais, la suppression des « franchises et forfaits », du « forfait hospitalier », et l’interdiction de tout dépassement d’honoraires.

7. LOGEMENT. Face au coût élevé de la location d’un logement dans le parc privé, un encadrement des loyers a été prévu par la loi. Pour l’instant, il s’applique à Paris et à Lille. Certains y voient une mesure nécessaire pour rendre le logement accessible. Quelle est votre position sur l’encadrement des loyers dans les villes où le marché locatif est tendu ?

L'encadrement des loyers est un début, qui a eu une très relative efficacité,mais faisant suite à une augmentation démentielle des loyers, ceux-ci restent trop chers : nous voulons aller vers des loyers qui ne dépassent pas 20% du revenu. Cependant, le droit au logement passe par des mesures beaucoup plus ambitieuses comme la construction massive de logements publics, l'occupation des logements vides, l'interdiction de posséder de nombreux logements. Nous nous opposons aux différents dispositifs (Borloo, Duflot, Pinel, etc...) d'incitations fiscales à destination des investisseurs.