Information et Culture

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À l’instar de la santé et de l’éducation, l’information et la culture ne doivent pas être des marchandises ! C’est pourquoi nous défendons la mise en place d’un véritable service public en charge de ces biens communs, hors des logiques marchandes, et le développement d’une politique visant à fournir à touTEs un accès gratuit à une information et une culture de qualité. 

Le secteur des médias est de plus en plus victime de processus de concentration et de financiarisation, à un point tel qu’une dizaine de grandes fortunes concentre entre ses mains plus de 90 % des moyens d’information. La qualité des productions, soumises à une stricte logique de concurrence et d’audimat, s’en ressent, de même que les conditions de travail des salariéEs des médias, de plus en plus soumis aux contraintes budgétaires et éditoriales de leurs actionnaires. 

• Nous revendiquons une véritable législation anti-concentration qui interdise aux grands groupes capitalistes d’avoir une mainmise sur l’information. Nous demandons un réel statut juridique pour les rédactions, avec droit de regard, voire de véto, sur les décisions économiques et éditoriales de leurs médias. Le CSA doit être remplacé par un véritable organisme de supervision des médias (pas seulement audiovisuels), associant la représentation politique, les salariéEs des médias et leurs usagers, en charge notamment de la répartition des aides publiques à la presse, qui sont aujourd’hui prioritairement distribuées aux plus grands groupes. Un véritable service public de l’information et de la Culture doit être mis en place, avec des moyens à la hauteur des enjeux, afin de développer des médias publics pouvant résister à la concurrence des médias privés, et d’appuyer les médias associatifs et les médias à but non lucratif. 

• Dans le domaine de la culture, l’accès aux œuvres comme l’accès à la formation artistique et aux pratiques créatives doivent être garantis pour touTEs. Nous voulons un réseau culturel public de proximité pour promouvoir la création, avec une liberté de création, car l’expression artistique est aussi là pour déranger, pour subvertir. Il faut promouvoir l’échange, parce que les cultures minoritaires ou extra-occidentales sont un enrichissement pour tous. Nous revendiquons la liberté complète de diffusion. La rémunération des professionnels doit être pensée hors de la privatisation de la Culture, et pour la liberté d’accès : les barrières, financières et sociales, qui séparent le public des artistes doivent être abattues. La loi Hadopi doit être abrogée immédiatement (et non en 2022 comme cela est prévu actuellement) et les droits d’auteur doivent être refondus, pour garantir des conditions de vie décentes à tous les artistes.